8/16/2017

Oréo® cookies and cream cake | Layer cake aux biscuits Oréo® et crème vanillée



Il en était ainsi, comme l’année passée, un retour aux sources s’imposait. J’aimais me laisser bercer par le ballottement du train, la tête appuyée contre la vitre sur laquelle venaient s’écraser de lourdes gouttes de pluie. Les paysages défilaient, en mouvement, changeants. Mon regard suivait leurs courbes sans prêter plus attention. Je me projetais déjà, dans ce cocon qui m’attendait, où la vie se voulait plus lente, la foule plus disparate et le rythme au ralenti, freiné par un mois d’août qui encourageait les familles à quitter leur nid douillet pour peupler le littoral. Ces dernières allaient parcourir des kilomètres de digues, déployer leur parasol sur les plages bondées, s’enduire de crème solaire au parfum particulier de tiaré ou de vanille, quand j’allais profiter égoïstement des rues de cette ville qui m’est si familière, qui m’a vue grandir. J’allais pouvoir me lever aux aurores, pousser discrètement la porte vitrée du salon, sentir la rosée du matin sous mes pieds pour rejoindre la terrasse en bois.

La végétation y était désormais plus dense : les plans de tomates pliaient sous le poids des fruits, la menthe poivrée embaumait, et le mûrier laissait deviner de riches grappes noires aux reflets vermeilles. Les heures s’allongeaient sans précipitation aucune, si je tendais l’oreille je pouvais percevoir le tintement des secondes.
La récolte de groseilles était la promesse de confitures. Leur pulpe était rouge vif et toujours sur la langue cette acidité particulière que le sucre viendra adoucir. Je compte les bulles en surface, j’écume, je patiente et je rie. Un éclat de rire qui ricoche dans toutes les pièces de la maison. Maman n’est pas loin, c’est certain, et une fois encore joue avec les mots, nous nous gondolons.

Puis viens l’appel des amis restés ici. Les épisodes tordants d’une grande surface désolée, où les clients sont comme perdus entre petits pois et brochettes. Les jeux dans l’herbe, et quand viser devient complexe tant l’hilarité et le rosé brouille notre vision. Les discussions à bâtons rompus en bord de piscine nous maintiennent éveillés jusque tard dans la nuit. Elles prennent des tournures tout à fait inattendues, fantasmagoriques. L’eau est plus chaude que la température extérieure et nous décidons d’y laisser nos corps s’allonger en surface, nous sommes bercés par son doux clapotis. Un dernier verre et nous nous dirigeons nonchalamment vers nos nuages de coton et de plumes.

La vie se déploie ainsi, au gré des envies. Les journées se veulent désormais plus radieuses et je découvre une nouvelle maison. Elle est assise sur son terrain de gravier, solide, puissante. Dans son jardin des arbres centenaires et au fond un bois. Elle a un vécu, une histoire. Ses murs, s’ils le pouvaient, parleraient. Nous nous installons dehors, nous nous amusons à nous faire des frayeurs quand l’obscurité vient nous envelopper. Puis le calme revient, c’est une nuit claire. Nous sommes le nez collé aux cieux et soudainement émerveillés par la pluie d’étoiles filantes. Elles dansent, aussi brillantes que des perles, elles déchirent la nue de leur éclat, il y en a tant que les vœux viendraient à manquer… Nous voilà comme des gosses, époustouflés, sans voix devant la parade de l’immensité.  Le silence se fait, nous restons solidarisés par la quiétude du moment. Nous attendons demain en flânant gentiment.




INGRÉDIENTS POUR UN GÂTEAU DE 12 PARTS :

Pour les génoises au chocolat :

250 g de farine
70 g de cacao en poudre
1 ½ cuill. à café de levure
1 cuill. à café de bicarbonate de soude alimentaire
¾ cuill. à café de sel fin
12 cl d’huile de raisin
250 g de sucre en poudre
2 gros œufs
1 cuill. à café d’extrait de vanille liquide
½ cuill. à café d’extrait d’amande amère
18 cl de lait entier
24 cl de café chaud

Pour la garniture (et une partie du glaçage) :

250 g de beurre doux pommade
350 g de fromage frais
400 g de sucre glace
1 cuill. à café d’extrait de vanille liquide

Pour le glaçage :

10 biscuits Oréo®

PRÉPARATION :

1. Beurrer et fariner trois moules à charnière de 20 cm de diamètre. Préchauffer le four à 180°C.

2. Dans un saladier, mélanger la farine, le cacao, la levure et la bicarbonate de soude et le sel. Réserver.

3. Dans un autre saladier mélanger l’huile, le sucre en poudre puis ajouter les œufs un à un. Incorporer la vanille et l’amande. Ajouter progressivement la farine en alternant avec le lait. Ajouter le café chaud et répartir le mélange dans les 3 moules à charnière. Faire cuire 25/30 minutes puis laisser refroidir 15 minutes avant de démouler et laisser complètement refroidir sur une grille.

4. Réaliser la garniture : mélanger au fouet le beurre pommade et le fromage frais. Monter cette crème avec le sucre glace et ajouter la vanille. Réserver.

5. Monter le gâteau : sur une couche de génoise déposer l’équivalent d’une cuillère à glace de garniture à la vanille, recommencer l’opération avec la seconde génoise puis déposer la troisième génoise.


6. Mixer les biscuits à l’aide d’un robot et incorporer cette poudre à la garniture restante. Répartir ce glaçage uniformément sur l’ensemble du gâteau à l’aide d’une spatule coudée.



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